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  • : De petites bêtes: tout un monde! Des formes et des couleurs extraordinaires juste sous nos pieds. Un jour, il a fallu leur donner un nom à chacun, mais la tâche s'est révélée ardue et complexe, très complexe! Un autre jour, on s'est mis à les collectionner pour mieux les connaître, les apprécier et les protéger. Voici avant tout ma collection et mon contact avec les insectes, étourdissant et enrichissant.
  • : 08/09/2009
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Les Aborigènes aiment les insectes!

                Il y a quelques jours, en cours d’anglais, notre professeur nous a fait travailler sur un sujet assez plaisant : quels sont les insectes que mangeaient les Aborigènes, premiers habitants de l’Australie ? Toute oreille, j’ai suivi attentivement le cours en essayant de capter un maximum d’infos intéressantes.

            Le premier insecte comestible dont je vais vous parler se nomme « the Bogongs moth » qui pourrait se traduire par « papillon de nuit des Bogongs » (les Bogongs sont des montagnes au S-E de l’Australie). Cet hétérocère a une période de vol s’étalant de novembre à janvier (c’est l’été là bas) et est dénichable dans les failles rocheuses. Voici une petite description rapide (d’après l’image du manuel d’english) : de couleur marron avec de multiples vaguelettes de nuances beiges, marron claire ; arbore deux ocelles noires bordées d’une fine ligne turquoise ; les ailes postérieurs sont piquetées d’un peu de bleu-ciel. J’ai essayé de vous trouver une image sur le net, mais je ne trouve que de vulgaires noctuelles, rien à voir avec la bestiole dite comestible. La préparation culinaire est pour le moins complexe, les papillons sont d’abord transformés en bouillie puis sont tamisés (ne me demandez pas comment) et enfin, ils sont moulus (comme du café).Ca y est, vous avez la recette du papillon de nuit en purée ; je ne sais pas si c’est très bon (apparemment non) mais en tout cas, c’est blindé de protéines et très nourrissant : de quoi faire un bon casse-dalle…

            Autre insecte, qui ma foi, m’a l’air plus digeste, c’est le « grubs » (asticot, larve) de coléoptères, on les trouves dans les racines d’acacia (par chance, il y en a plein partout), ça se mange bien évidement cru ! Et le plus étonnant dans l’histoire, c’est que cela a vraisemblablement  le gout de l’amande ; « amazing but delicious ».

            On finit avec les petites gâteries, le péché-mignon des Aborigènes : « the honeypot ants » qui se traduit littéralement par « fourmis à miel » mais le terme approprié en français est « fourmis citerne ». La particularité de ces fourmis est leur abdomen extensible possédant un jabot social extrêmement développé, elles peuvent donc stocker une quantité impressionnante de sucre et nectar. Elles sont donc une réserve de nourriture pour les autres fourmis de la colonie lorsqu’a lieu une migration (on comprend mieux le qualificatif de citerne). Toujours est-il que ces ravissantes fourmis ne voient que très peu le jour, dur-dur donc de les attraper ; mais les Aborigènes n’ont pas peur de l’effort, ils creusent jusqu’à deux mètres pour les trouver : imaginez donc leur inqualifiable saveur !!

Voici les premières photos lorsqu'on tape "honeypot ants" sur google, de belles couleurs et très appétissant. 


     Je vais sortir de l’aspect culinaire et passer à un sujet plus sérieux : la médecine. En vite-dit : les cafards étaient utilisés comme un anesthésiant ; les chenilles processionnaires pansaient les plaies et les thermites servaient à soigner les mots d’intestin.

            Le petit cours entomo-ethnico-anglais est fini mais même après tous ce que je vous ai dit ; n’allez pas manger le premier insecte venu, vous risquez d’avoir une mauvaise surprise.

 

 

 

                            l'Aroundel

 
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